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	<title>21 janvier 2015 &#8211; Marque, Nom de domaine, la contrefaçon et la concurrence déloyale sur Internet</title>
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	<description>Les marques sur Internet et les noms de domaine, jurisprudence, contrefaçon et autres atteintes aux marques  un blog de Philippe Schmitt avocat propriété intellectuelle</description>
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		<title>Marque et tabac : le paquet neutre est déclaré conforme à la Constitution</title>
		<link>https://www.marque-internet-philippeschmittleblog.fr/legislation-et-travaux-parlementaire/marque-et-tabac-le-paquet-neutre-est-declare-conforme-a-la-constitution/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Schmitt Avocat]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Jan 2016 08:23:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Législation et travaux parlementaire]]></category>
		<category><![CDATA[Tabac]]></category>
		<category><![CDATA[2015-727]]></category>
		<category><![CDATA[21 janvier 2015]]></category>
		<category><![CDATA[affichette]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil Constitutionnel]]></category>
		<category><![CDATA[paquet neutre]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Conseil Constitutionnel valide la paquet neutre pour les produits du tabac ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le paquet neutre et la question d’une prétendue atteinte au droit de propriété du titulaire de la marque ont été abordés sur ce blog. Par exemple<a href="https://www.marque-internet-philippeschmittleblog.fr/tag/paquet-neutre/"> ici</a>.<a href="https://www.marque-internet-philippeschmittleblog.fr/wp-content/uploads/2016/01/P1010515-1-6.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-3498" src="https://www.marque-internet-philippeschmittleblog.fr/wp-content/uploads/2016/01/P1010515-1-6.jpg" alt="Paquet neutre, décision du 21 janvier 2016 du Conseil Constitutionnel" width="1000" height="511" srcset="https://www.marque-internet-philippeschmittleblog.fr/wp-content/uploads/2016/01/P1010515-1-6.jpg 1000w, https://www.marque-internet-philippeschmittleblog.fr/wp-content/uploads/2016/01/P1010515-1-6-300x153.jpg 300w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></a></p>
<p>La décision du 21 janvier 2016 du Conseil Constitutionnel rejette les recours des députés et des sénateurs. <a href="http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/2016/2015-727-dc/decision-n-2015-727-dc-du-21-janvier-2016.146887.html">Là </a>.</p>
<h6><strong>1°) Les limitations imposées à la publicité par affichettes ne sont pas contraires à la liberté d&rsquo;entreprendre.</strong></h6>
<p style="text-align: justify;"><em>8. Considérant que l&rsquo;article 23 modifie les articles L. 3511-1, L. 3511-3, L. 3512-2 et L. 3512-3 du code de la santé publique et abroge l&rsquo;article 573 du code général des impôts ; qu&rsquo;en particulier, le 2° du paragraphe I de cet article étend l&rsquo;interdiction de la publicité en faveur des produits du tabac aux affichettes disposées à l&rsquo;intérieur des débits de tabac non visibles de l&rsquo;extérieur ; </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>9. Considérant que, <strong>selon les députés requérants, l&rsquo;interdiction de la publicité à l&rsquo;intérieur des débits de tabac porte atteinte à la liberté d&rsquo;entreprendre des buralistes</strong> ; </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>10. Considérant qu&rsquo;<strong>il est loisible au législateur d&rsquo;apporter à la liberté d&rsquo;entreprendre</strong> qui découle de l&rsquo;article 4 de la Déclaration des droits de l&rsquo;homme et du citoyen de 1789 <strong>des limitations liées à des exigences constitutionnelles ou justifiées par l&rsquo;intérêt général</strong>, à la condition qu&rsquo;il n&rsquo;en résulte pas d&rsquo;atteintes disproportionnées au regard de l&rsquo;objectif poursuivi ; </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>11. Considérant qu&rsquo;en adoptant les dispositions contestées de l&rsquo;article 23, le législateur a entendu éviter que des personnes ne consommant pas de produits du tabac soient exposées à une publicité en faveur de ces produits qui pourrait les inciter à une telle consommation ; qu&rsquo;il a ainsi poursuivi<strong> l&rsquo;objectif de protection de la santé</strong> ; que ces dispositions n&rsquo;interdisent ni la production, ni la distribution, ni la vente du tabac ou des produits du tabac ; que, dans la mesure où<strong> les débits de tabac peuvent également assurer la vente d&rsquo;autres produits et que leur clientèle comprend des personnes ne consommant pas de produits du tabac,</strong> l&rsquo;interdiction de la publicité en faveur de ces produits dans leurs lieux de vente, qui est en rapport avec l&rsquo;objectif poursuivi par le législateur, <strong>ne porte pas d&rsquo;atteinte manifestement disproportionnée à la liberté d&rsquo;entreprendre ;</strong> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>12. Considérant que les dispositions du 2° du paragraphe I de l&rsquo;article 23 doivent être déclarées conformes à la Constitution ; </em></p>
<h6 style="text-align: justify;"><strong>2°) Sur le paquet neutre et la prétendue atteinte au droit de propriété sur la marque.</strong></h6>
<p style="text-align: justify;"><strong>2-1°) Le paquet neutre.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>13. Considérant que le paragraphe I de l&rsquo;article 27 insère un nouvel article L. 3511-6-1 dans le code de la santé publique, en vertu duquel : « Les unités de conditionnement, les emballages extérieurs et les suremballages des cigarettes et du tabac à rouler, le papier à cigarette et le papier à rouler les cigarettes sont neutres et uniformisés. &#8211; Un décret en Conseil d&rsquo;État fixe leurs conditions de neutralité et d&rsquo;uniformisation, notamment de forme, de taille, de texture et de couleur, et les modalités d&rsquo;inscription des marques et des dénominations commerciales sur ces supports » ; que le paragraphe II de l&rsquo;article 27 prévoit une entrée en vigueur des dispositions de son paragraphe I le 20 mai 2016 ; </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>14. Considérant que, selon les sénateurs requérants, l&rsquo;introduction de cet article par voie d&rsquo;amendement, alors que ces dispositions étaient décidées et prévues par le Gouvernement dès avant la présentation du projet de loi en Conseil des ministres, a permis de contourner l&rsquo;obligation procédurale de présentation d&rsquo;une étude d&rsquo;impact et a porté atteinte à la clarté et à la sincérité du débat parlementaire ; que les députés et les sénateurs requérants contestent la violation du droit de propriété résultant de l&rsquo;instauration du « paquet neutre », laquelle a pour conséquence d&#8217;empêcher toute exploitation normale de la marque ; qu&rsquo;ils avancent que, dans la mesure où il s&rsquo;agit d&rsquo;une privation de propriété, les conditions d&rsquo;indemnisation de cette privation doivent être prévues par le législateur ; qu&rsquo;ils soutiennent également que l&rsquo;obligation de commercialisation du tabac dans des « paquets neutres » n&rsquo;est ni justifiée ni proportionnée à l&rsquo;objectif de protection de la santé publique poursuivi ; qu&rsquo;en renvoyant au pouvoir règlementaire la définition des conditions dans lesquelles les marques et dénominations commerciales seront inscrites sur ces supports, le législateur aurait méconnu l&rsquo;étendue de sa compétence ; que les députés requérants soutiennent enfin qu&rsquo;il en résulte une atteinte disproportionnée à la liberté d&rsquo;entreprendre ; </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>. En ce qui concerne <strong>la procédure d&rsquo;adoption de l&rsquo;article 27</strong> : </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>15. Considérant que l&rsquo;article 27, qui présente un lien avec les dispositions qui figuraient dans le projet de loi portant modernisation de notre système de santé, a été inséré par voie d&rsquo;amendement en première lecture à l&rsquo;Assemblée nationale ; <strong>qu&rsquo;il ressort des travaux parlementaires que la procédure d&rsquo;adoption de cet article n&rsquo;a pas eu pour effet d&rsquo;altérer la clarté et la sincérité des débats et n&rsquo;a porté atteinte à aucune autre exigence constitutionnelle</strong> ; que le grief tiré de la méconnaissance des exigences de clarté et de sincérité du débat parlementaire doit être écarté ; </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>. En ce qui concerne l&rsquo;étendue de la compétence du législateur : </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>16. Considérant qu&rsquo;en vertu de l&rsquo;article 34 de la Constitution, « La loi détermine les principes fondamentaux&#8230;du régime de la propriété, des droits réels et des obligations civiles et commerciales » ; qu&rsquo;il incombe au législateur d&rsquo;exercer pleinement la compétence que lui confie la Constitution et, en particulier, son article 34 ; </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>17. Considérant qu&rsquo;en prévoyant que l<strong>es unités de conditionnement, les emballages extérieurs et les suremballages des cigarettes et du tabac à rouler, le papier à cigarette et le papier à rouler les cigarettes sont neutres et uniformisés</strong>, le législateur a précisément défini les nouvelles obligations s&rsquo;imposant aux producteurs ; qu&rsquo;en renvoyant à un décret en Conseil d&rsquo;État la fixation des conditions de cette neutralité et de cette uniformisation, il a confié au pouvoir réglementaire le soin de préciser les modalités de mise en œuvre de ces nouvelles obligations, sans permettre à ce dernier de prévoir des règles différenciées ou d&rsquo;interdire que la marque et la dénomination commerciale figurent sur chacun de ces supports ; <strong>qu&rsquo;il a suffisamment encadré le renvoi au décret et n&rsquo;a pas reporté sur des autorités administratives ou juridictionnelles le soin de fixer des règles dont la détermination n&rsquo;a été confiée par la Constitution qu&rsquo;à la loi</strong> ; que le grief tiré de la méconnaissance de l&rsquo;étendue de sa compétence par le législateur doit être écarté ;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>2-2°) Sur la prétendue atteinte à la propriété du titulaire de la marque.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>. En ce qui concerne l&rsquo;atteinte au droit de propriété et à la liberté d&rsquo;entreprendre : </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>18. Considérant que la propriété figure au nombre des droits de l&rsquo;homme consacrés par les articles 2 et 17 de la Déclaration de 1789 ; qu&rsquo;aux termes de son article 17 : «<strong> La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n&rsquo;est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l&rsquo;exige évidemment, et sous la condition d&rsquo;une juste et préalable indemnité</strong> » ; qu&rsquo;en l&rsquo;absence de privation du droit de propriété au sens de cet article, il résulte néanmoins de l&rsquo;article 2 de la Déclaration de 1789 que les atteintes portées à ce droit doivent être justifiées par un motif d&rsquo;intérêt général et proportionnées à l&rsquo;objectif poursuivi ; </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>19. Considérant que <strong>les finalités et les conditions d&rsquo;exercice du droit de propriété ont subi depuis 1789 une évolution caractérisée par une extension de son champ d&rsquo;application à des domaines nouveaux</strong> ; que parmi ces derniers figure le droit pour le propriétaire d&rsquo;une marque de fabrique, de commerce ou de service, d&rsquo;utiliser celle-ci et de la protéger dans le cadre défini par la loi et les engagements internationaux de la France ; </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>20. Considérant que les dispositions contestées imposent une neutralité et une uniformisation des unités de conditionnement, emballages extérieurs et suremballages des cigarettes et du tabac à rouler ainsi que du papier à cigarette et du papier à rouler les cigarettes ; <strong>qu&rsquo;elles n&rsquo;interdisent pas que chacun de ces supports comporte l&rsquo;inscription de la marque,</strong> de telle sorte que le produit puisse être identifié avec certitude par son acheteur ; que le propriétaire de la marque régulièrement déposée conserve ainsi la faculté de l&rsquo;utiliser auprès des consommateurs, même si cette possibilité est strictement encadrée ; <strong>qu&rsquo;il demeure également protégé contre l&rsquo;usage ou le détournement de la marque par des tiers ;</strong> que, par suite, les dispositions contestées n&rsquo;instituent pas une privation de propriété au sens de l&rsquo;article 17 de la Déclaration de 1789 ; </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>21. Considérant qu&rsquo;en imposant une neutralité et une uniformisation des unités de conditionnement, emballages extérieurs et suremballages des cigarettes et du tabac à rouler ainsi que du papier à cigarette et du papier à rouler les cigarettes, <strong>le législateur a entendu priver ces produits d&rsquo;une forme de publicité susceptible d&rsquo;en favoriser la consommation, alors qu&rsquo;il est établi que cette consommation nuit à la santé des personnes</strong> ; qu&rsquo;il a ainsi poursuiv<strong>i l&rsquo;objectif de protection de la santé ;</strong> que les dispositions contestées n&rsquo;interdisent ni la production, ni la distribution, ni la vente du tabac ou des produits du tabac ; qu&rsquo;il n&rsquo;en résulte aucune atteinte manifestement disproportionnée au droit de propriété et à la liberté d&rsquo;entreprendre ; </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>22. Considérant que l&rsquo;article 27, qui ne méconnaît aucune autre exigence constitutionnelle, doit être déclaré conforme à la Constitution ;</em></p>
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